S’organiser et se faire entendre

La formation d’adultes dans des contextes de décolonisation

Groupe d’étude – Histoire de la formation des adultes
mardi 3 décembre 2013 de 15h30 à 18h000 à l’ETSUP, 8 villa du Parc Montsouris, Paris 14e
Troisième séance du cycle de séminaires
Coordonné par Jacques Denantes

S’organiser et se faire entendre

Après des décennies de domination étrangère, les peuples voyaient dans la décolonisation la perspective de vivre et travailler pour une amélioration de leurs conditions d’existence.
Mais les problèmes du sous-développement ne disparaissent pas du seul fait de l’indépendance ; il n’était possible d’en sortir – c’était évident – qu’avec la participation éclairée du maximum d’habitants, surtout ruraux étant donnée leur prédominance dans la démographie et l’économie de cette époque, de l’ordre de 80%.
Parfois, ce sont les nouvelles autorités nationales qui ont adopté des politiques visant à donner aux populations les possibilités de s’impliquer et de se former pour la solution de leurs problèmes de développement : c’est le cas des diverses initiatives d’ «Animation rurale» dont parlera Roland COLIN qui en a été l’acteur dans plusieurs pays.
Le plus souvent, c’est au contact direct de difficultés que des groupes de population se sont, par l’action et avec ou sans concours extérieurs, formés à des responsabilités correspondant aux situations nouvelles : les masses rurales, confrontées aux contraintes de l’économie libérale se sont progressivement dotées de formes d’organisation leur permettant de faire respecter leurs rôles de producteurs et leurs droits de citoyens à part entière . L’histoire de quelques unes de ces formations sera présentée par Bernard LECOMTE.
Moins apparentes mais particulièrement significatives sont à cet égard les compétences acquises par les activités associatives et syndicales dans les diasporas issues de pays précédemment colonisés. Mamadou DÈME et Samba YATERA feront part de leurs propres expériences dans ces domaines.
Après un rappel, en début de séance, de l’organisation du cycle par Roland COLIN, c’est Lucien COUSIN, ancien responsable des formations rurales et des relations avec les ASI au Ministère de la Coopération, qui animera la séance.
L’accession à l’indépendance des pays anciennement colonisés a donné lieu, et jusqu’à présent, à une profusion d’actions de formations de types très divers. Des fiches sont en cours de préparation pour donner un aperçu de leur diversité. Elles seront accessibles sur les sites du GEHFA et du Centre de Documentation sur la Formation et le Travail du CNAM.

Présentation générale du cycle :

La formation d’adultes dans des contextes de décolonisation

___________________________________________________

Visitez le site du Gehfa :
http://www.gehfa.com

_________________________________

La formation d’adultes dans des contextes de décolonisation

Gehfa logo

Groupe d’étude – Histoire de la formation des adultes

 mardi 8 octobre 2013
de 15h30 à 17h30 à l’ETSUP, 8 villa du Parc Montsouris, Paris 14e
Deuxième  séance du cycle de séminaires

La formation d’adultes
dans des contextes de décolonisation

Coordonné par Jacques Denantes

Relever les défis de l’indépendance

Le défi de l’indépendance, c’est que l’autorité coloniale formellement disparue, une autorité nationale se trouve en mesure d’assurer la cohésion du pays dorénavant maître de ses choix ; et plus encore, que puissent se libérer et prendre force les dynamiques susceptibles d’ouvrir à toutes les populations les voies du développement.
Dans le contexte particulier de la Nouvelle Calédonie, on sait comment les antagonismes exacerbés depuis un siècle firent place soudain, en 1988, au dialogue et à la volonté de bâtir ensemble un avenir commun. Dans ce contexte, l’indépendance se voyait pour la première fois reconnaître comme une option légitime qu’il appartiendrait aux seuls habitants du territoire, le jour venu, de ratifier ou non. Une option que « l’opération 400 Cadres » allait contribuer à rendre crédible, par le rééquilibrage des responsabilités dont elle allait être l’amorce. Ce sera là l’objet de la première partie de ce séminaire. Cette opération sera présentée par François Lebouteux qui en a assuré le lancement et les premières années.

En seconde partie, c’est une autre forme de défi qu’il est question de relever : dans des pays neufs, stimuler et mobiliser les dynamiques potentielles d’économies massivement agricoles et de populations encore plus massivement illettrées, longtemps maintenues en état de dépendance et de passivité.
C’est à quoi ont voulu contribuer en 1965 à la Conférence de Téhéran les 65 États – dont une majorité récemment indépendants – en décidant la création du PEMA, le Programme Expérimental Mondial d’Alphabétisation Fonctionnelle.
Sa mise en œuvre au Mali, demandée et conduite par le Gouvernement de ce pays, alors indépendant depuis 5 ans, fera l’objet du second exposé, sur le « Projet pilote d’alphabétisation fonctionnelle ». C’est Bernard Dumont, ancien conseiller technique principal du Gouvernement Malien pour ce projet (1966-1972) qui en assurera la présentation.

Michel Levallois assurera la présidence de ce second séminaire du cycle dont Roland Colin rappellera l’intention générale.

Bien d’autres initiatives de natures et d’origines extrêmement diverses ont été prises qui entendaient, chacune à sa manière, concourir à relever les défis de l’indépendance. Des fiches sont en cours de préparation pour rendre compte de leur diversité. Elles seront accessibles sur le site Internet du Gehfa et sur celui du Centre de documentation sur la formation et le travail du Cnam.

Présentation générale du cycle : La formation d’adultes dans des contextes de décolonisation
Site du Gehfa

La longue histoire inachevée de la formation à distance

Gehfa logoGroupe d’étude – Histoire de la formation des adultes
Coordonné par Viviane Glikman- Deuxième séance du cycle de séminaires

Histoire des formes pédagogiques mises en œuvre dans les formations à distance

mardi 5 février 2013 de 15h30 à 17h30 à l’ETSUP, 8 villa du Parc Montsouris, Paris 14e

Intervenante : Geneviève Jacquinot, professeur émérite de l’Université Paris 8, titulaire de l’ancienne chaire Unesco/Resafad/Togo, membre du CEMTI (équipe de recherche de Paris 8) et de l’ISCC/CNRS

Ce n’est jamais par la technologie que la révolution arrive… en pédagogie comme ailleurs ! Avec ou sans médiation technique, donc avec ou sans distance, toutes les pédagogies sont possibles et ont été ou sont actualisées : le cours magistral a été filmé puis télévisé et peut être e-diffusé, le travail collaboratif s’est fait en présentiel avant de se faire sur des réseaux numériques, l’enseignement audiovisuel ou programmé a tenté de (re)produire les conditions d’un apprentissage progressif, la traditionnelle correction de copies s’est maintenue dans les centres de formations à distance, etc.